Parentalité positive,  Vie quotidienne

6 secrets pour que votre enfant arrête de crier.

Cris garçon - comment un enfant arrête de crier
Crédit photo it’s me neosiam – pexels.com

Vous avez l’impression que votre enfant ne sait pas parler autrement qu’en criant? Vos oreilles saignent en permanence à chaque fois qu’il ouvre la bouche et cela vous vide littéralement de votre énergie? Vous rêvez d’un peu de calme et de silence de temps en temps? Vous vous demandez comment faire pour que votre enfant arrête de crier tout le temps? 

Pas de panique, votre enfant est tout à fait normal! Beaucoup d’entre-eux expriment autant leur joie, leur excitation, leur colère que leur frustration en criant. Cela leur permet d’extérioriser leur trop plein d’émotion qu’ils ne peuvent contenir. Mais rassurez-vous, il existe aussi certaines astuces pour faire en sorte de leur apprendre à baisser le volume et à s’exprimer autrement. Je vous livre donc ici mes 6 secrets pour faire en sorte que votre enfant arrête de crier! ^_^

1- Chuchoter :

Eh oui, c’est tout simple, et pourtant! Nos enfants nous imitent en permanence, notamment grâce à l’action des neurones miroirs. Leur montrer l’exemple en chuchotant les amène à baisser le volume. Cela attire leur attention, et pour peu qu’on leur présente ça sous forme de jeu, cela les incite à en faire autant parce que c’est amusant.

On a donc tout à gagner à prendre une grande respiration puis à chuchoter dès que notre enfant se met à crier. Si cela ne prend pas tout de suite, il ne faut pas hésiter à persévérer et à continuer de chuchoter, en lui expliquant le cas échéant pourquoi c’est mieux à cet instant précis : “Mon chéri on va parler doucement et chuchoter car ton petit frère dort à côté, il a besoin de se reposer et en criant on risque de le réveiller”.

2- Être cohérent :

Cela va de paire avec l’astuce précédente de montrer l’exemple, bien qu’il y ait une petite nuance. Souvent, à force d’entendre des cris ou hurlement, l’énervement monte. On lui demande de baisser le ton et d’arrêter, mais s’il continue malgré nos demandes répétées, on finit par exploser, et, on se met à lui crier d’arrêter de crier… Paradoxal, non? Comment l’enfant peut-il comprendre qu’il ne doit pas crier si l’adulte même qui lui demande de ne pas le faire est lui-même en train de crier? Par l’action des neurones miroirs (toujours eux), l’enfant aura plutôt tendance à nous imiter. Il faut donc éviter au maximum cette injonction contradictoire et rester cohérent dans notre demande.

3- Formuler positivement la consigne :

Le cerveau humain a des difficultés à comprendre la négation, qui est une notion complexe et demande un effort d’adaptation et de réflexion, et ce, même à l’âge adulte. Par ailleurs, en dessous de 2 ans, le cerveau du petit enfant n’est pas assez mature et ne perçoit pas du tout cette négation.

On a donc plutôt intérêt à formuler de manière positive notre demande, plutôt que d’utiliser une formulation négative. Mieux vaut dire à notre enfant directement ce qu’on attend de lui, plutôt que ce que l’on ne veut pas qu’il fasse. C’est plus clair pour tout le monde et cela demande moins d’effort de compréhension.

Ainsi, au lieu de lui dire “Ne crie pas”, vous pouvez plutôt lui demander “Parle doucement”, “Je préfère que tu chuchotes car cela me fait mal aux oreilles quand tu cries”, “Utilises ta petite voix plutôt que ta grosse voix”.

4- Comprendre pourquoi mon enfant crie :

Il peut être très utile de comprendre pourquoi votre enfant crie, et de savoir ce qu’il cherche à exprimer en criant ainsi. Peut-être est-ce un trop plein de joie ou d’excitation? Ou au contraire de la colère ou une frustration? Ou bien tout simplement est-ce de la peur?

Savoir pourquoi permet de se mettre à sa place et de faire preuve d’empathie puisqu’on le comprend mieux. Si c’était l’expression d’un besoin, l’identifier et savoir pourquoi il crie vous permettra de répondre à ce besoin et donc de faire cesser les cris. Il a peur, je le rassure. S’il est super excité, on sort au parc où il se défoule sur le petit trampoline dans le jardin pour se défouler. Ou s’il est en colère, j’accueille son émotion et résout le problème si c’est possible afin de l’apaiser. L’objectif est de trouver une solution pour satisfaire le besoin sousjacent de votre enfant, afin qu’il arrête de crier une fois celui-ci assouvi.

5- Exprimer clairement son besoin.

Pour que l’enfant comprenne que ça dérange lorsqu’il crie, il faut le lui dire clairement. Exprimer ce que cela nous fait, en quoi cela nous affecte. “Le soir j’ai besoin de calme, de silence”, “Je suis fatiguée et les cris me donnent mal à la tête”, “Des cris stridents comme ça me stressent/me font sursauter”. Si notre enfant n’est pas au courant de notre besoin, il ne pourra pas tenter de le satisfaire. Ce n’est pas forcément une évidence pour lui.

6- Réserver un lieu/moment pour crier :

On peut aussi réserver un lieu dédié où l’enfant sait qu’à cet endroit précis il peut crier, il en a l’autorisation. C’est un lieu où il peut extérioriser ce qu’il a en lui sans être rabroué et jugé. La règle a été établie à l’avance et validée par tout le monde. Par exemple, sur le balcon où la terrasse, dans une pièce dédiée de la maison (les toilettes ou la salle de bain), où encore dans un “coussin de la colère”  (il pourra le serrer fort contre lui et crier dedans tout en étouffant les bruits). Ces lieux n’étant pas réservés à l’enfant, toutes personnes de la famille pouvant le faire adultes compris, c’est même mieux car tout le monde est mis sur un pieds d’égalité et les parents peuvent donner l’exemple.

Si c’est lié à un trop plein d’excitation et que l’enfant a besoin de se défouler, on peut se dire qu’avant le repas on met la musique à fond pendant 5 minutes et tout le monde chante à tue-tête et danse en sautant partout pour se défouler et extérioriser. C’est un moment spécialement réservé et dédié aux cris. C’est rigolo, tout le monde se déchaine et participe, puis ensuite c’est le retour au calme et on peut dîner tranquillement car les tensions ont été évacuées.

***

Voilà pour ces 6 secrets pour que votre enfant arrête de crier. Bien évidemment c’est comme pour tout, ce n’est pas une formule miracle et cela ne marche pas à tous les coups. MAIS, cela fonctionne tout de même assez bien, alors pourquoi s’en priver si ça peut nous sauver de certaines situations d’énervement?

Si vous avez d’autres astuces n’hésitez pas à me les donner en commentaires, et si l’article vous a plu partagez le! Dans un prochain article je vous donnerai quelques idées de jeux pour ramener facilement et efficacement le calme ou le silence. A bientôt les parents sereins!

Sakina

 

 

 

 

 

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