Non classé

Ce déclic qui a changé ma vie de maman

declic change ma vie de maman
                                                             Crédit photo : Elvis Kennedy

Bonjour à tous! Une fois n’est pas coutume, c’est un article un peu plus “personnel” que je publie sur le blog. J’avais envie de partager avec vous ce déclic qui a changé ma vie de maman, et qui pourquoi pas pourrait changer la votre.

L’idée m’est venue suite à la suggestion de Valentine sur son blog Parents en Équilibre que j’ai découvert tout récemment, et qui souhaitait organiser un événement interblogueurs sur le thème “Ce Déclic qui a Changé ma Vie de Parent ”. Je trouve ça super comme thème, pas vous? Son blog est vraiment sympa, je vous invite à y faire un tour. J’ai particulièrement aimé son article sur la bienveillance : allez le lire, vous prendrez un cours d’italien, vous ferez connaissance avec “Bibi”, vous ressortirez avec quelques outils, et surtout vous cernerez mieux la notion de bienveillance et notamment ce que recouvre l’égoïsme bienveillant.

Quel est ce déclic simple qui a changé ma vie de maman?

Entrons maintenant dans le vif du sujet. Quel est donc ce déclic qui a changé ma vie de maman? En soit, il est tout bête. Certains le trouverons même un peu bateau, un peu surfait. Il n’a rien d’exceptionnel, ce n’est pas un secret gardé à double tour, et vous l’avez peut-être déjà entendu de nombreuses fois. Sauf que parfois, on a beau entendre les choses, on a beau les savoir, on ne les intègre pas forcément, ou on ne les applique pas. C’est la différence entre la théorie et la pratique. Ce qui fait que parfois on a besoin d’entendre plusieurs fois les choses, comme des piqures de rappel, pour que ça rentre enfin, qu’on passe à l’action, qu’on intègre la notion, bref qu’on la mette en application.

Ce déclic, c’est que je pouvais ME faire confiance, car JE savais. Et même lorsque que je ne savais pas, je pouvais chercher et trouver, MOI. J’ai vraiment compris que mon instinct me guidait, et qu’il était souvent le bon. Que j’avais une petite voix intérieure, qui me disait si tout allait bien ou non. Une petite voix qui me poussait à creuser quand c’était nécessaire, malgré les avis contraires. Ou à l’inverse, à relativiser malgré des propos alarmistes. J’ai aussi compris que je connaissais mon bébé, que quelque part je pouvais le “décoder”, et qu’être sa maman me donnait un sacré avantage sur les autres.

Comment ce déclic s’applique-t-il au quotidien?

  • Face aux professionnels médicaux ou de la petite enfance :

Le fait de prendre confiance en moi et en ma connaissance réelle de mon bébé, m’a permis de comprendre que je n’avais pas besoin de croire aveuglément les paroles d’un professionnel, que j’avais le droit d’être sceptique et de les remettre en cause. Car beaucoup de professionnels se contredisent ou sont mal formés, j’en ai fait l’amère expérience… Cela m’a donc permis de m’affirmer.

Cela a surtout été le cas pour l’allaitement. Par exemple, j’avais détecté des freins de langue et de lèvre supérieure, dès la maternité. Au début on m’a assuré que non. J’ai donc eu des crevasses, ma fille n’ouvrait pas bien la bouche et prenait mal le sein, avalait beaucoup d’air. Je devais retrousser ses lèvres à chaque prise, et la repositionner constamment. Convaincue de l’existence de freins, j’ai demandé à un autre professionnel, qui m’a dit qu’effectivement elle en avait, mais qu’ils n’étaient pas gênants puisqu’elle prenait bien du poids. Oui ok, mais les prises du sein restaient difficiles, et les tétées douloureuses. J’ai continué à retrousser ses lèvres à chaque tétée, et à la repositionner.

En insistant et en reposant la question à des professionnels différents, j’ai finalement eu la confirmation par un professionnel formé sur les freins : qui m’a confirmé que oui ils sont bien présents, oui il aurait fallu les couper plus tôt, et heureusement que j’ai agit en retroussant ses lèvres car grâce à cela j’avais assoupli ses freins. Désormais, il est un peu tard pour couper, nous sommes dans une mauvaise tranche d’âge, nous attendrons qu’elle ait 4 ou 5 ans pour voir si c’est gênant pour la parole et s’il est encore nécessaire de couper ou non. Mais si nous l’avions fait dès la maternité, cela nous aurait épargné des mois de galère et de douleur. Et au final, j’avais bien vu juste, j’ai donc bien fait de me faire confiance à ce sujet.

Idem pour le syndrome de Kiss, c’est en faisant des recherches par moi-même à partir des symptômes de ma fille que j’ai découvert ce syndrome, et tous les professionnels à qui j’en ai parlé ne connaissaient pas, donc pour eux il n’y avait rien. J’ai pris rendez-vous avec un des rares spécialistes en France, dès le 1er mois de ma fille, et après 5 mois d’attente pour avoir un rdv ce n’est qu’à ses 6 mois lors de la consultation que nous avons eu la confirmation que oui elle avait un Kiss, et qu’il a pu être traité. Là encore, j’ai gagné en confiance. Car malgré les nombreuses fois où on m’a dit qu’elle n’avait sans doute rien et que les symptômes faisaient partie de sa vie de bébé, mon instinct m’a dit de continuer jusqu’à ce que mes doutes soient levés. Je savais qu’il y avait quelque chose d’autre.

  • Face aux généralités, aux moyennes, aux normes qu’on applique à tous les bébés :

Comme déjà dit plus haut, il y a une vraie différence entre la théorie et la pratique. J’ai donc très vite intégré que tout ce qu’on dit, voit ou lit en théorie, ne s’applique pas forcément à MON bébé en pratique. Et que je devais donc adapter, réajuster, modifier, ou compenser, pour être au plus juste de ce qui correspondait à mon propre bébé.

Par exemple  : “un bébé allaité n’a pas besoin de faire de rot”. Clairement, ma puce en avait besoin, après chaque tétée, et parfois plusieurs fois au milieu des tétées, tellement elle avalait d’air.

“Les coliques, c’est normal chez tout les bébés”. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas des moyens pour les soulager et qu’il faut rester là sans rien faire. Alors à force de tester des choses, j’ai réussi à trouver quelque chose qui marche pour elle et la soulage vraiment. Une sorte de massage avec ses genoux redressés très haut sur son ventre, ce qui la faisait dégazer immédiatement, parfois 6 ou 7 fois d’affilée. Dès que les gazs s’étaient échappés, hop, plus aucun pleurs, que des sourires et des gazouillis.

“A cause du cododo ta fille dort mal et est collée à vous”. Non, c’est plutôt l’inverse! Nous avions acheté spécialement un petit lit cododo, dans lequel notre puce n’a jamais voulu dormir, pour moi il était hors de question qu’elle soit dans notre lit. Sauf qu’elle ne dormait pas du tout. Elle avait tout simplement peur, même à 30 cm de moi, et avait besoin de me sentir contre elle pour se sentir en sécurité. Alors je l’ai gardée collée à moi, et là miracle, elle dormait parfaitement bien, d’une traite, juste réveillée pour les tétées et se rendormais aussitôt collée contre moi. J’ai donc adapté notre couchage et mis en place toutes les mesures de sécurité recommandées, et adaptée ma position pour dormir pour une position sécurisée.

  • Face à mon entourage et face à moi-même :

Je me suis assez vite rendu compte après quelques semaines passées avec mon bébé tout neuf, que j’avais comme tout parent la capacité de “lire” mon bébé, de le décoder. Bien-sûr, je ne savais pas à tous les coups, certains pleurs et inconforts restaient parfois un mystère, mais globalement la plupart du temps nous fonctionnons comme une vraie équipe, et j’arrivais très bien à la comprendre. Je savais à quoi correspondaient ses pleurs. Je savais dans quelle position elle était bien. Je décodais quels étaient ses besoins. Je savais quand elle avait mal, ou quand elle était bien. Je connaissais ses goûts, je savais ce qu’elle aimait ou non, ou ce qu’elle voulait.  Je savais pourquoi elle ne supportait pas la poussette, ou le siège auto. A quelle température elle préférait manger ses aliments. Et tout plein d’autres choses.

J’ai su et j’ai vu beaucoup de choses concernant ma fille, parce que j’avais appris à connaître mon bébé, et j’avais ainsi appris à me faire confiance. Et avec cette confiance gagnée, cela m’a permis de m’affirmer face à ceux qui pensaient savoir mieux que moi, parce qu’ils étaient déjà passés par là. (Vous avez déjà du l’entendre cette phrase : “Tu devrais faire ci ou ça, je sais de quoi je parle j’ai eu 4 enfants!”). J’ai su mieux réagir aux “conseils” en tout genre de mon entourage, ou parfois d’inconnus croisés par hasard. Grâce à cette confiance acquise, j’ai surtout su défendre mes choix, ou les expliquer lorsqu’ils étaient incompris, notamment parce que je les assumais pleinement.

Cela m’a également aidé face à moi-même et à certains doutes que je pouvais avoir en tant que toute jeune maman. J’ai pris confiance dans mes gestes pour les soins sur mon bébé, qui sont vite devenus des gestes assurés. J’ai aussi pris confiance en mes capacités, et j’ai donc pu expérimenter de nouvelles choses, qui me faisaient peur au départ. Notamment avec mon expérience du portage. J’ai toujours su que je porterais mon bébé en écharpe, même si les nœuds m’impressionnaient un peu. Mais plein de parents y arrivaient, donc je me disais qu’il n’y avait pas de raisons que je n’y parvienne pas, j’étais donc bien résolu à porter mon bébé dès sa naissance. Sauf que ma puce est née en siège, avec une position en V qu’elle avait gardé tout au long de ma grossesse. Ce qui fait qu’à sa naissance elle ne pouvait pas plier ses petites jambes, qui étaient très raides. Alors la position de portage physiologique en grenouille était impossible pour elle, je ne pouvais pas la mettre en écharpe. Et j’étais complètement désemparée. Alors qu’elle avait déjà 1 mois et demi passé, j’ai rencontré un jour une maman porteuse confirmée qui m’a aidée à la placer le plus en douceur possible, et m’a donné confiance. La position ne convenait pas à ma puce, si bien que j’ai cherché des tutoriels de portages adaptés. Et j’ai fini par trouver un nouage spécial, un décentré, qui respectait pile poil la position de ma puce dans mon ventre. Malgré mon grand stress je me suis lancée, et cela lui a parfaitement convenu. Depuis je l’ai portée tous les jours, j’ai rapidement pris le coup de main pour ce nouage, qui correspondait à MON bébé, avec sa particularité. J’avais su m’adapter malgré mes craintes et j’avais pu les dépasser grâce à cette volonté de bien faire et cette confiance acquise.

En quoi ce déclic m’a soulagé au quotidien?

Cette prise de conscience en mes capacités m’a fait vraiment relativiser! J’étais plus sereine pour la suite dans mon rôle de maman, au quotidien. J’ai réellement pris confiance en moi. C’est pourquoi je parle de déclic qui a changé ma vie de ma maman, car il a eu un réel impact dans mon quotidien.

Je me souviens qu’une de mes plus grande peurs pendants la grossesse et sa première semaine de vie était : et si je n’arrivais pas à voir un jour si elle était malade? Si je ne m’en rendais pas compte? Ou même, truc tout bête qui m’avait traversé l’esprit : et si j’oublie un jour de lui changer sa couche pendant toute une journée, parce que je n’en ai pas l’habitude donc ce n’est pas un réflexe?

Des questions existentielles un peu sorties du chapeau, mais qui me faisait vraiment flipper. Sauf que dès les premiers jours de sa vie, j’ai vu que je me débrouillais parfaitement bien. J’ai vu que les choses se faisaient tout naturellement, que j’acquérais de nouveau réflexes sans aucun problème. Alors ces craintes ce sont très rapidement estompées. Cela m’a permis de vivre, tout simplement, tout en étant dans l’instant présent, à savourer.

 J’ai aussi appris par ce biais à faire confiance à mon bébé : il est en quelque sorte mon guide et me montre ce que je dois savoir. Nous sommes en connexion, il y a une vraie communication entre lui et moi, un échange qui lui permet de me faire passer ce que je dois savoir. Il sait me dire ou me montrer quand ça ne va pas, s’il a mal quelque part, s’il a faim ou soif, trop chaud ou trop froid, s’il aime ou pas, s’il veut ou ne veut pas quelque chose. Je n’ai qu’à l’observer pour le décrypter, car lui aussi à très envie de se faire comprendre.

Et puis savoir décoder son bébé c’est quand même vachement pratique! C’est super rassurant. C’est aussi un sacré avantage par rapport aux autres personnes qui souhaiteraient s’en occuper, ça permet donc de les guider, car eux aussi peuvent avoir des peurs.

Cet instinct que j’ai développé continue de me guider aujourd’hui. C’est quelque chose de désormais ancré, cela fait partie de mes transformations grâce à ma maternité. Ce déclic finalement tout simple a réellement changé ma vie de maman, pour le meilleur!

Et vous, est-ce qu’il y a un déclic qui a changé votre vie de parent? N’hésitez pas à me le partager en commentaire, cela me ferait plaisir d’échanger avec vous. Et si tu aimes ce genre d’articles un peu plus personnels et que tu as envie d’en apprendre plus sur moi, tu peux aussi lire ma présentation ou encore cet article sur 3 livres qui ont changé ma vie.

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.