Parentalité positive

Les enfants ne sont pas la propriété de leurs parents.

Bonjour les parents sereins! Un petit article très court aujourd’hui, pour vous partager une de mes réflexions. Car je voulais vous faire part d’une chose qui m’a toujours agacée : c’est d’entendre « je fais ce que je veux avec mon enfant », ou encore, « chacun son opinion ». Eh bien non, on ne fait pas ce qu’on veut. On fait « au mieux », on fait « ce qu’on peut », mais pas « ce qu’on veut ». Car les enfants ne sont pas la propriété de leurs parents. Il y a donc une vraie nuance dans ces termes, et c’est selon moi une question de posture.

Stop à l’idée de possession :

Je pense qu’il faut faire attention à cette idée de possession, on ne possède pas son enfant. On « a » un enfant, mais on n’en est pas « propriétaire » (ou alors on revient aux temps de l’esclavage, pas si lointain…). D’ailleurs, si on s’en occupe mal et qu’on le néglige ou si on le maltraite, l’Etat peut nous le retirer, a priori pour son bien et sa protection (bien sûr je suis consciente que ce n’est pas aussi simple que ça et que le sujet est bien plus complexe et nuancé).

Nos enfants ne nous appartiennent pas, ils ne sont pas comme une chose que l’on pourrait garder chez soi ou avec soi. A terme, ils ont vocation à s’émanciper, vivre leur vie et voler de leurs propres ailes.

La notion de dépendance :

Il y a en revanche une notion de « dépendance ». L’enfant lorsqu’il nait et lorsqu’il grandit, est dépendant de ses parents : pour le nourrir, le vêtir, lui donner un toit, le protéger, et surtout lui donner de l’amour. Il a besoin de ses parents pour lui donner des soins, jusqu’à ce qu’il soit en mesure de prendre soin de lui tout seul, une fois adulte. Entre temps, il gagnera de plus en plus en autonomie et sera de moins en moins dépendant, jusqu’à ne plus l’être du tout (tout en gardant tout de même ce besoin de lien et d’interaction sociale avec ses parents, quand la relation n’a pas été abîmée).

La notion de « l’intérêt supérieur de l’enfant » :

Juridiquement parlant, on se doit d’agir pour « l’intérêt supérieur de l’enfant ». Cette notion doit guider l’adulte de manière générale, parent ou non, dans ses choix ou ses actions par rapport à l’enfant. Ainsi, on ne peut pas rétorquer à chaque fois que quelque chose ne nous plaît pas sur la façon dont est éduqué un/notre enfant que « chacun son opinion » ou « chacun fait ce qu’il veut ». Car il existe un sens commun et un consensus à respecter : la notion d’intérêt supérieur de l’enfant doit toujours l’emporter. Le bien de l’enfant doit être le but recherché pour chacune de nos actions envers celui-ci.

La place primordiale de l’écoute :

Je pense que pour contrer cette idée d’appartenance ou de propriété, et pour toujours œuvrer pour le bien de l’enfant, le parent doit changer de posture. En étant à l’écoute de son enfant, de ses besoins, de ses envies, et de sa personnalité de manière générale, le parent prend non seulement soin de l’enfant en lui-même mais aussi de sa personnalité. Il ne dirige pas sa vie mais l’accompagne, et le guide éventuellement. Écouter réellement et activement son enfant, c’est aussi le respecter, et respecter ce qu’il est profondément, en tant que personne douée de conscience. Être à l’écoute de son enfant peut apporter beaucoup au parent, je vous expliquais d’ailleurs dans cet article en quoi les enfants pouvaient être une belle source d’inspiration pour les adultes.

Et vous, qu’en pensez-vous? Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de dire « je fais ce que je veux avec mon enfant »? Ou au contraire, est-ce que cela vous agace? Etes vous d’accord sur le fait que les enfants ne sont pas la propriété de leurs parents? N’hésitez pas à me le partager dans les commentaires et à me donner votre avis, ça m’intéresse beaucoup et je serais ravie d’échanger avec vous.

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2 commentaires

  • Aurélie Betsch

    Je suis globalement d’accord avec cet article mais je crois que le risque inverse est encore plus effrayant, lorsque c’est un institut supérieur aux parents, comme l’État qui posent les règles et qui décident qui ce est « l’intérêt supérieur de l’enfant ». L’enfant devient alors en quelque sorte propriété de l’État… Je suis d’accord que mon enfant ne m’appartient pas, que je ne suis là « que » pour l’accompagner vers l’autonomie, par contre je ne souhaite pas que ce soit l’état qui m’impose comment le faire. Je parle en connaissance de cause car je suis en instruction en famille et à chaque nouveau projet de loi cette liberté est remise en question soit disant pour « l’intérêt supérieur » de l’enfant ! C’est article donne matière à réfléchir en tout cas 🙂

    • Sakina Maitreau

      Bonjour Aurélie,
      Merci pour ton commentaire 🙂
      Oui c’est effectivement le risque, quand les “autorités supérieures” qui édictent les règles et déterminent ce fameux “intérêt supérieur de l’enfant” sont soit compromises avec des conflits d’intérêts, soit ne sont pas formées correctement et n’ont donc pas suffisamment de connaissances sur le fonctionnement et le développement de l’enfant, et du coup ne prennent pas les bonnes décisions… Je vois tout à fait de quoi tu parles concernant l’IEF, je réfléchis aussi beaucoup à ce choix également, et clairement ceux qui édictent les règles sur l’instruction de l’enfant n’ont pas compris ses besoins fondamentaux, et ça fait peur… C’est encore plus difficile pour les familles de défendre leur choix alors qu’il est juste. Pas simple tout ça! ^_^

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