Vie quotidienne

Rompre avec l’isolement des parents

A l’arrivée d’un enfant, encore plus d’un premier enfant, les parents sont souvent désorientés, et réalisent qu’élever un enfant est complexe. Devenir parent n’est pas toujours facile, c’est un véritable bouleversement. Mais c’est aussi et surtout très prenant! Cela demande une disponibilité 24h/24 et 7j/7 les premiers temps. A cela se rajoute la fatigue des nuits hachées, et toutes les tâches annexes qui restent encore à accomplir. On se retrouve bien souvent seul, et on peut se sentir isolé.

Par ailleurs, il y a une certaine pression de la société quant à notre responsabilité à être de « bons parents », alors que nous sommes nombreux à devoir en plus travailler, à temps plein, tout en étant débordés à côtés, épuisés et donc stressés. Difficile de concilier tous les rôles que l’on nous assigne : parent, collègue et employé modèle, conjoint aimant et soutenant, présent pour son entourage, etc… Dur de tout mener de front.

Isolement parental - parent fatigué

Crédit photo : Robin Higgins sur Pixabay

Tout parent a besoin de souffler parfois, et de faire une pause de temps en temps, ce qui est parfaitement compréhensible. Cela peut passer par le fait de confier son enfant quelques heures, une journée, un weekend… Mais cela passe aussi par le fait d’être entouré, de partager sur ses difficultés, d’échanger sur ses doutes ou ses questionnements, de rencontrer des gens qui partagent ses valeurs et sa vision de l’éducation pour ne pas se sentir seul dans son coin et totalement incompris. Encore plus lorsqu’on a fait le choix du maternage ou des éducations dites « alternatives ». Et cela est d’autant plus vrai pour les familles monoparentales, car toute la charge repose sur un seul parent, encore plus s’il est isolé de sa famille et n’a pas de relai.

La peur d’aller voir les autres et de demander de l’aide.

Or, il est fréquent que l’on n’ose pas demander de l’aide. Bien souvent c’est lié à la peur du jugement et du regard de l’autre. « Mais qu’est-ce qu’on va penser de moi ? Il va dire que je suis une mauvaise mère. On va me traiter d’incapable qui ne sait même pas s’occuper de son enfant. On va encore me dire que c’est de ma faute si mon bébé ne fait pas encore ses nuits », etc… Pourtant il existe un proverbe africain très parlant : « Il faut tout un village pour élever un enfant ».

« Parler des soucis rencontrés avec son enfant est loin d’être confortable, et réveille des émotions, des sentiments, des pensées très intimes où se mêlent confusément des souvenirs de sa propre enfance, la culpabilité de ne pas être un « bon » parent, la peur du regard des autres et la crainte de se remettre en cause ».

Dr. Catherine Gueguen, Pour une enfance heureuse.

Parfois, cette peur d’aller à la rencontre des autres est aussi liée à nos façons différentes de voir les choses. Lorsqu’on est isolé dans notre façon de faire, il est difficile d’aller voir quelqu’un dont on sait pertinemment qu’il ne fera que nous donner des conseils pourris ou des astuces que l’on se refusera de toute façon à appliquer. Alors on se dit « à quoi bon ».

On peut également avoir peur de déranger (notamment ses voisins, ou les membres de sa famille qui sont toujours très occupés).

On voit moins ses amis qui n’ont pas encore d’enfants, ils n’ont plus les mêmes centres d’intérêts et n’ont pas compris que le bar branché des champs Elysées n’était pas le meilleur endroit pour un bébé de 4 mois, et puis de toute façon ils n’ont pas envie de nous entendre parler de notre manque de sommeil, du prochain rdv avec le pédiatre et du nombre de couches utilisées sur une semaine.

La parentalité est souvent rêvée, fantasmée, puis quand l’enfant vient au monde, les parents sont confrontés à une réalité parfois toute autre que celle qu’ils avaient imaginée. Ils n’osent pas parler de leurs difficultés car ils pensent qu’en quelque sorte « ils ont voulu ce qui leur arrive ». Ils peuvent alors s’enfermer dans des sentiments difficiles tels que la culpabilité, la honte, la tristesse, la solitude…

Les conséquences de l’isolement des parents :

Le risque est un réel repli sur soi. Qui, quand il s’aggrave vraiment, peut laisser s’installer la dépression (notamment la dépression du post partum pour la mère), ou encore le burn out parental.

L’isolement social entraîne par ailleurs un cercle vicieux : je vais mal donc je déprime et j’ai moins envie de sortir, tout est une difficulté ou une corvée. J’évite les autres car je n’ai pas l’énergie de sortir et que je n’ai pas envie d’être jugé. Je ne veux pas non plus embêter mon entourage alors je fais semblant que tout va bien lorsqu’on me le demande, que oui je suis super heureux.se et que mon bébé/enfant est adorable.

Avec cet isolement et la déprime qui en découle, la relation parent/enfant se détériore, le lien se distend. On peut réagir plus brutalement avec son enfant, on a moins de patience, on crie beaucoup plus et on s’emporte facilement. La violence éducative ordinaire s’installe insidieusement et profondément.

« Quand les parents se retrouvent seuls avec leur enfant, leur isolement est très néfaste, l’adulte rumine ses difficultés, ne parvient pas à les comprendre et la relation avec l’enfant se détériore ».

Dr. Catherine Gueguen, Pour une enfance heureuse.

Où trouver de l’aide pour rompre l’isolement des parents?

Bien souvent, lorsque l’on se retrouve isolé et du coup déprimé, on aimerait se sortir de ce schéma et on se demande où aller. Un des problèmes est l’absence de connaissance des structures d’aides existantes, pour de nombreux parents. Car s’il existe plein de solutions, au final les institutions communiquent assez peu dessus, et de nombreux parents n’en ont jamais entendu parler.

« Les parents pourraient parler de leurs difficultés dans les nombreuses associations et consultations spécialisées qui existent en France pour les soutenir mais tous n’en connaissent pas l’existence et très souvent la peur d’être jugé les inhibe et les empêche d’y aller ».

Dr. Catherine Gueguen, Pour une enfance heureuse.

  • Les lieux institutionnels :

Des lieux de rencontres parents-enfants ont  pourtant été créés spécifiquement en vue de rompre l’isolement familial.

Il existe ainsi dans chaque ville des associations, des réseaux d’aide aux parents en difficulté, et des lieux offrants des consultations individuelles avec des médecins ou des psychologues. Des lieux permettent de sortir de chez soi avec l’enfant, et d’entrer en contact avec d’autres adultes pur en finir avec l’isolement parental, tout en favorisant la socialisation du tout petit avec des activités d’éveil adaptées.

Les LAEP (= lieux d’accueil enfants-parents) ou les Maisons Vertes : ce sont des structures créées pour offrir un accueil gratuit et anonyme par des psychologues, avec un espace de jeux pour les petits et une écoute active dans le non-jugement pour les parents qui en ont besoin. On n’est pas obligé d’échanger avec les psychologues, on peut juste papoter de tout et de rien, où y aller avec une copine maman (ou papa). Mais on peut aussi prendre un rdv où l’on aura une consultation un peu informelle mais néanmoins suivie, pendant que son enfant joue dans un cadre sécurisé, car les psychologues travaillent toujours en équipe.

C’est l’occasion pour le parent de venir déposer ses doutes et/ou ses questionnements auprès de personnes plus neutres, mais qui ne se prétendent pas être des spécialistes en parentalité non plus. Dans le cas où la personne a des questions plus particulières ou de réelles difficultés, elle sera orientée alors vers des professionnels qualifiés.

Les professionnels de santé peuvent avoir un grand rôle :

  • La PMI (protection maternelle et infantile) : permet de rencontrer gratuitement un médecin pédiatre ou une puéricultrice, qui seront à même d’épauler des parents dans leurs questionnements sur leur enfant, ou de les orienter vers un psychologue si un soutien est nécessaire par exemple lorsqu’une dépression du postpartum est identifiée. Les PMI organisent parfois également des ateliers lors desquels il sera possible de rencontrer de jeunes parents, par exemple des ateliers de massages pour bébé, ou des ateliers d’éveil avec une puéricultrice. (Attention toutefois, certains professionnels de PMI ne sont pas forcément “à jour” sur l’allaitement ou sur les dernières découvertes en neurosciences du développement psycho-affectif et social de l’enfant, et peuvent parfois donner des conseils un peu “dépassés” en contradiction avec l’état d’esprit de la parentalité positive ou des éducations dites alternatives. En effet certains conseillent encore de laisser pleurer un bébé pour qu’il dorme, sont horrifiés par le cododo, ou chronomètrent les tétées et conseillent rapidement de sevrer pour passer au biberon. Essayez de cerner qui vous avez en face de vous avant d’exposer votre vision des choses).
  • Une sage-femme en libéral, ou une doula : vous pourrez lui parler de votre ressenti lors de votre suivi postpartum ou lors de vos séances de rééducations du périnées par exemple. Ils existe de nombreuses perles qui chouchoutent les jeune mamans et les épaulent lors du bouleversement de la maternité qu’elles traversent. Quant à la doula, elle sera une oreille attentive autant pendant la grossesse qu’après l’accouchement, comme une amie à qui vous pourrez vous confier, et elles vous apportera le réconfort nécessaire.
  • Une conseillère en lactation certifiée IBCLC (le diplôme en lactation humaine) : si vous allaitez elle pourra vous être d’un soutien précieux en cas de difficulté dans la conduite de votre allaitement, car elles sont parfaitement formées à la lactation humaine. Elles pourront aussi vous épauler de la même manière que les sages-femmes libérales.
  • Un ostéopathe, un chiropracteur, etc… : ces professionnels pourront s’occuper de votre corps après l’accouchement ou de celui de votre bébé si celui a gardé des tensions lors de son arrivée au monde. Ils peuvent aussi vous écouter et vous orienter lors de leurs consultations.
  • Les aides à domiciles ou visiteuses familiales : la CAF dans certaines situations et à certaines conditions permet d’avoir accès à une technicienne d’intervention sociale et familiale (TISF) ou une auxiliaire de vie sociale (AVS). (Vous pouvez vous renseigner directement sur le site de la CAF ou en faisant appel à une assistante sociale). Il s’agit d’un soutien temporaire aux familles, pour faire les courses, faire un peu de ménage, s’occuper des enfants, assurer une aide la nuit avec bébé, en cas de difficulté des parents. Ces ressources peuvent donc être un soutien précieux et apporter une présence et une écoute, et ainsi rompre un peu l’isolement des parents, dans un cadre très précis (grossesse alitée, accouchement de jumeaux ou plus, mais aussi décès soudain d’un proche, maladie d’un parent, etc…).

La ludothèque : dans de nombreuses villes il existe des ludothèques en accès gratuit ou pour une somme très modique. Parfaitement adaptées aux bébés et aux enfants, elles regorgent de jeux et activités d’éveil en tout genre. Cela permet de ne pas se lasser et de découvrir sans cesse de nouveaux jeux, et surtout de sortir de chez soi! C’est un lieu parfait pour rencontrer des parents d’enfants du même âge que le.s votre.s, et pourquoi pas de nouer des amitiés. Vous pourrez par la suite les retrouver au parc ou organiser des goûters entre vous.

  • Les autres bouffées d’oxygènes :

Il est important de rompre avec cet isolement des parents et ce manque de soutien, en se reconnectant aux autres parents. Car nous avons tendance à nous renfermer sur nous-même lorsque nous ne sommes pas bien (culpabilité qui nous ronge, peur du jugement, d’être un mauvais parent., etc..). Pour cela, il existe plein d’outils auxquels on ne pense pas forcément, et qui sont autant de bouffée d’oxygène pour en finir avec l’isolement parental :

Voir ses amis avec des enfants de plus ou moins le même âge : on peut décompresser un peu avec quelqu’un qui vit la même chose que nous. On peut papoter et ça fait un bien fou! Nos enfants sont généralement moins demandeurs puisqu’ils ont un/des compagnon.s de jeux avec les mêmes centres d’intérêt. C’est parfois une sacrée logistique mais le jeu en vaut la chandelle.

Les réseaux sociaux :

  • Facebook/Instagram : ces réseaux sociaux permettent un réel échange. On y trouve bien-sûr de tout, mais il est très facile d’y retrouver des personnes qui partagent les mêmes valeurs que nous. Certains comptes fédèrent une vraie communauté autour d’eux. Ils partagent leur vie, leurs joies et peines, leurs difficultés de parents, leur cheminement vers une parentalité plus respectueuse de l’enfant, etc… Une vraie bouffée d’air frais lorsque l’on se sent isolé parce que son propre entourage (famille, amis, collègues, voisinage, etc…) ne partage pas du tout notre vision de la parentalité, nous juge et critique notre façon de faire à coup de petites piques ou mauvais conseils… Attention toutefois à ne pas y passer tout son temps et à tout de même rester ancré dans sa vie quotidienne, je vous parle d’ailleurs dans cet article des dangers des écrans pour l’adulte.
  • Forums internet : ils permettent d’engager des discussions sur les mêmes thèmes que cité plus haut, ou sur des passions que vous avez en commun. Les forums proposent souvent des regroupements par région et ainsi favorisent les rencontres.

Les rencontres entre parents IRL (= “in real life”) organisées souvent via les réseaux sociaux : échanger avec d’autres parents sur les réseaux sociaux fait un bien fou, mais parfois cela ne suffit pas à combattre ce ressenti d’isolement social purement géographique. Rencontrer ces mêmes parents en vrai, autour d’un pique-nique ou d’un goûter par exemple, fait encore plus de bien et permet de nouer de belles amitiés. Cela permet d’approfondir les discussions, de faire jouer les enfants ensembles, de sortir de chez soi, bref d’avoir une vraie interaction sociale, qui est un besoin de base.

Les associations de parents autour du maternage ou de la parentalité positive : (Happy Milk, Réseaux familles, La Leche League, les maisons de naissance, les associations de portage, etc…) elles proposent souvent des ateliers entre parents pour apprendre le portage, la langue des signes aux bébés, les massages pour bébé, etc… C’est l’occasion d’y rencontrer d’autres parents avec les mêmes centres d’intérêt que nous et bien souvent avec la même vision de la parentalité. Les échanges sont souvent très enrichissants et constructifs.

Les salons centrés sur le maternage : (salon du portage Bébé Portation, rencontres Happymilk, festival de l’école de la vie, etc…) même chose que pour les associations.

Les cafés des enfants, cafés des bébés ou cafés poussettes : qu’ils soient associatifs ou commerciaux, ils permettent de rencontrer des parents et sortir de chez soi. De manière générale il est utile de chercher des lieux « kids friendly » qui accueillent bien volontiers les enfants, pour éviter d’avoir peur de déranger lors de ses sorties en famille. Sur Paris il y a même des séances de cinéma dédiées à l’accueil des enfants.

En allant à la rencontre d’autres parents, que ce soit en direct ou sur les réseaux sociaux, vous pourrez partager et réaliser que vous n’êtes pas seule dans vos doutes, votre fatigue, votre manque de patience, etc... Vous vous sentirez normal, tout en réalisant que cela ne fait pas de vous un “mauvais parent”. Cela permet également de s’inspirer de l’expérience des autres, et de trouver des petites astuces pour soulager son quotidien (« Moi j’ai essayé ça pour soulager ses coliques et ça a super bien marché, tente pour voir ! »). C’est en tout cas un vrai soutien moral. L’homme n’est pas fait pour rester seul et isolé. Il a besoin d’interaction sociale. C’est d’ailleurs l’un des besoin fondamentaux des tous petits comme de tout être humain.

  • Et pour les parents d’enfants plus grands?

Pour les parents d’enfants un peu plus grands, qui sont généralement à l’école, l’isolement social peut se ressentir soit sur le plan psychologique au niveau de la vision de la parentalité, soit sur le plan géographique ou social si on est isolé de son entourage ou encore si on est parent au foyer.

Pour ce qui est de l’isolement psychologique par rapport à son idée de l’éducation d’un enfant, tous les conseils évoqués plus hauts sur les rencontres entre parents partageant la même vision ou les réseaux sociaux, restent valable.

Sinon, les parents d’enfants un peu plus grands peuvent tout à fait se tourner vers les associations de parent d’élèves lorsque leurs enfants sont scolarisés. C’est un bon moyen de rencontrer d’autres parents, d’échanger tant sur des thèmes précis que sur des thèmes généraux lors des différentes réunions. Pour les enfants non scolarisés, il existe de nombreux réseaux de parents faisant l’instruction en famille, vous pouvez donc regarder s’il y en a un qui s’est formé dans votre région.

Par ailleurs, vous pouvez tout à fait regarder si dans votre ville des activités ou événements pour les enfants sont organisés, vous y rencontrerez forcément d’autres parents, et notamment ceux des amis de vos enfants. C’est un bon moyen pour entamer des discussion et pourquoi pas nouer de nouvelles amitiés. Il y a également les forums des associations qui pourront vous donner de nouvelles idées d’activités ou de sorties à faire et où vous pourrez rencontrer d’autres familles.

Mon expérience personnelle quant à l’isolement parental :

Quand j’ai eu ma fille, j’ai eu la chance de bénéficier d’un accompagnement global à la naissance de part mon suivi en maison de naissance. J’ai donc pu participer à de nombreux ateliers autour de la périnatalité, et rencontrer d’autres parents ou futurs parents, et participer à de nombreux « Moments-Partage ». J’ai donc pu nouer de belles amitiés, avec des personnes en étant exactement au même stade que moi dans leur vie, avec les mêmes questionnements ou attentes, et surtout partageant la même vision.

Après l’accouchement, c’est donc tout naturellement que je suis retournée à la maison de naissance pour continuer à participer à ces moments d’échanges entre parents. J’y allais également pour mon suivi postpartum, pour peser ma fille avec la balance en accès libre, pour ma rééducation du périnée avec les sages-femmes présentes, etc… (Je n’ai jamais eu besoin d’aller à la PMI ou d’aller consulter d’autres professionnels dans des lieux différents).

Ce qui fait que je n’ai jamais ressenti cet isolement propre à beaucoup de jeunes parents. En revanche, j’ai très vite compris que c’était ma bouffée d’oxygène. Je m’y sentais bien. Et j’en avais réellement besoin, car j’ai très vite intégré que sinon j’allais m’isoler. J’y allais donc toutes les semaines, parfois 2 fois par semaine si les thématiques des moments d’échanges m’intéressaient. C’était rafraîchissant et enrichissant. J’ai même pu faire quelques séances de yoga post natal, pendant que les futures mamans gardaient nos petits dans la pièce juste à côté (nous pouvions récupérer notre bébé aussitôt en cas de besoin), pour qu’à la fin elles assistent à leur séance de yoga prénatal pendant que les jeunes mamans préparaient le goûter, et nous nous retrouvions toutes ensemble ensuite pour papoter. Un système parfait!

Par la suite, j’ai pu étoffer mes sorties avec mes amies rencontrées à la maison de naissance, nous nous rencontrions dans des parcs, chez l’une ou chez l’autre, ou dans des lieux dédiés et adaptés pour les tous petits que nous avions découvert. J’ai écumé les salons axés sur le maternage, mais je me suis surtout tournée vers les réseaux sociaux. Groupes Facebook, Instagram, etc… Là, j’ai pu découvrir plein de conseils et astuces, et surtout partager avec de nombreux parents qui avaient la même vision de la parentalité que moi : je n’étais plus seule avec mes idées “alternatives”, “hippies”, ou un peu “excentriques”. Et cela m’a fait beaucoup de bien, car finalement si je n’ai pas ressenti l’isolement géographique ou social, j’avais réellement ressenti un isolement psychologique sur ma façon de faire et ma vision de la parentalité, en tant qu’adepte du maternage proximal et de l’éducation non violente (bien que mes amies de la maison de naissance soient exactement sur la même longueur d’onde, mais elles aussi ont ressenti cet isolement des idées par rapport à l’entourage et à la société de manière générale). Je continue d’ailleurs tous les jours à consulter les réseaux sociaux, je participe à des rencontres entre parents, j’ai adhéré à plusieurs associations sur ces sujets, et commence à me former sur ces thématiques pour assurer à mon tour une transmission.

En conclusion, pour tous les jeunes parents qui veulent rompre avec l’isolement parental :

Si vous vous sentez isolé.e,, dépassé.e, seul.e, n’’hésitez pas à demander de l’aide! Il est important d’osez dépasser la peur de déranger et de décharger sur quelqu’un d’autre, même si vous pensez qu’ « il a probablement déjà assez à faire » (entourage proche ou moins proche).

N’oubliez pas non plus que vous n’êtes pas seuls dans vos difficultés, mais aussi dans votre vision de la parentalité. Nombreux sont les parents à cheminer et à tendre vers une éducation non violente, la parentalité positive et le maternage proximal. Entourez-vous de ces personnes, cela ne vous fera que du bien.

Et vous, chers parents, avez-vous déjà ressenti cet isolement parental? Comment vous en êtes vous sorti? Avez-vous d’autres pistes à partager avec les autres parents? Dites-moi tout en commentaire, je suis curieuse ^_^ N’hésitez pas à partager l’article à d’autres parents si vous pensez qu’il peut leur être utile et les aider. Quant à moi, je vous dis à très bientôt pour un prochain article pour vivre une parentalité sereine!

 

 

 

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