Parentalité positive,  Vie quotidienne

Traverser l’angoisse de la séparation : 13 astuces.

Pleurs de bébé - l'angoisse de la séparation

Crédit photo : Antonio Diaz

Votre bébé hurle dès qu’il n’est plus dans vos bras? Il ne sourit plus à votre entourage et pleure en présence d’inconnus? Votre enfant se met à hurler dès que vous passez le seuil des toilettes ou que vous disparaissez dans son champ de vision? Nul doute que tout le monde vous criera en cœur qu’il est en pleine angoisse de la séparation, une phase normale de son développement, et qui ne dure généralement que quelques semaines. Mais pas de panique, il y a plein de petites choses à mettre en place au quotidien pour diminuer son anxiété et l’accompagner dans cette phase. Voici 13 astuces pour mieux comprendre votre enfant et l’aider à traverser l’angoisse de la séparation :

1- Faites-lui des câlins et des bisous!

Cela parait évident et presque stupide à lire. Mais le meilleur moyen de rassurer et d’apaiser votre enfant, c’est de remplir son réservoir affectif et de lui montrer que vous l’aimez. Alors profitez-en à fond s’il demande des câlins et des bisous. C’est bon pour lui et c’est bon pour vous!

2- Jouez à « coucou-caché! ».

Vous pouvez vous amuser avec votre petit bout en cachant votre visage derrière vos mains ou un tissus, puis en dévoilant votre visage d’un coup, généralement en criant “Coucou!” Ce jeu permet à votre bébé de réaliser que vous existez toujours même quand il ne vous voit plus. C’est la question de la permanence.

3- Réduisez les moments de séparation pour calmer son angoisse de la séparation.

Si cela vous est possible, il peut être judicieux d’éviter les moments de séparation avec votre bébé lorsqu’ils ne sont pas indispensables, ou tout du moins les réduire au maximum. (On peut bien reporter ce restau avec les copines dans 3 semaines). Lors de cette angoisse de la séparation, bébé manifeste son besoin d’être avec vous. Il est bon d’y répondre au maximum afin de l’aider à passer ce cap difficile pour lui. N’oubliez pas que ce n’est que temporaire!

4- Habituez-le au monde.

Vous pouvez habituer votre bébé à voir du monde dès tout petit en faisant de nombreuses balades où en l’emmenant avec vous lors de vos sorties tant que les lieux restent adaptés (il est évident qu’on oublie les bars branchés bien bruyants ou les boîtes de nuit). En revanche, ne le forcez jamais à se faire prendre dans les bras par quelqu’un d’autre s’il manifeste son opposition! Et ce, même si c’est mamie qui demande gentiment. Bébé n’est pas une poupée, il n’a pas à passer de bras en bras, surtout si c’est des vôtres dont il a envie/besoin. Attention, si votre bébé manifeste une hostilité particulière envers une seule et même personne et de manière répétée, il est important de s’interroger sur les raisons de cette réaction.

5- Portez-le.

Le portage, c’est la vie! N’hésitez pas à dégainer l’écharpe de portage ou le porte-bébé pour contrer toutes les mains de ces inconnus qui voudraient le câliner alors qu’il n’en a pas envie. Il aura en plus le bonheur d’être lové tout contre vous, son cocon protecteur, tout en étant rassuré. Vous répondrez ainsi à son besoin de contact, tout en gardant les mains libres pour vos occupations.

6- Ne lésinez pas sur le contact et les câlins.

Si votre enfant plus grand vient se coller à vous devant des étrangers, câlinez-le, c’est qu’il a besoin d’être rassuré et qu’il se sent en insécurité. N’hésitez pas à le prendre dans vos bras quand il a peur, pour faire redescendre son niveau de stress. Montrez-lui qu’il peut avoir confiance en vous. Bannissez (de manière générale) toutes les postures indifférentes ou humiliantes : “Arrête de faire ton timide!”, “Bah alors tu es peureux!”, “Ne te colle pas à moi, tu es grand maintenant!”. Cela ne ferait que renforcer son insécurité alors qu’il a besoin de l’inverse, et cela peut également atteindre sa confiance en lui et son estime de lui-même.

7- Laissez-lui un temps d’adaptation.

Accordez-lui le temps de s’adapter aux endroits nouveaux ou aux gens qu’il ne connaît pas. Prenez le temps de parler à ces derniers, pour que votre enfant voit qu’ils ne sont pas hostiles et qu’il puisse s’habituer à eux. Programmez une période d’adaptation peut-être plus longue que la moyenne si vous devez démarrer un mode de garde au cours de cette période.

8- Informez-le toujours quand vous partez, et marquez votre départ.

En cas de séparation obligatoire, évitez de partir quand votre enfant ne regarde pas ou lorsqu’il dort, car il risquerait de vivre cela comme un abandon. Il vaut mieux lui dire au revoir tout en lui expliquant pourquoi vous devez partir, et ce qu’il va se passer durant votre absence. Même s’il pleure et ne semble pas vous écouter, rassurez-le en lui expliquant bien que vous allez revenir. Donnez-lui un repère concret dans le temps : « On se revoit après ta sieste » ou « Je viens te chercher juste après que tu ais pris ton goûter », et non quelque chose comme “en fin d’après-midi”, car jusqu’à un certain âge il n’ont absolument pas la notion du temps et ne peuvent donc se repérer.

9- Restez zen lorsque vous le faites garder.

Il est important que vous vous montriez serein.e et confiant.e lorsque vous le confiez à quelqu’un. Dans le cas contraire, il risquerait de ressentir votre stress et votre angoisse et cela ne fera qu’augmenter la sienne.

10- Prévoyez une petite marge d’adaptation.

Lorsque vous le faites garder à la maison, demandez à la personne qui garde votre enfant d’arriver de 15 minutes avant l’heure de votre départ. Cela permettra un petit temps de transition pour que vous puissiez partir en douceur, sans le brusquer. A l’inverse, si vous devez le déposer quelque part, prévoyez 15 minutes d’avance pour bien prendre le temps de le rassurer avant de vous en aller. Mieux vaut éviter de vous retrouver à devoir partir dans la précipitation, ce qui rajouterait du stress à son angoisse déjà présente.

11- Laissez-le choisir un doudou ou un objet transitionnel.

En cas de séparation laissez-le emporter avec lui un doudou ou un jouet qu’il aime bien et qui pourra le rassurer et le réconforter en votre absence.

12- Donnez lui un vêtement à vous.

De même lorsque vous vous absentez vous pouvez lui laisser un vêtement avec votre odeur, qu’il pourra renifler lorsque vous lui manquerez.

13- Rassurez votre enfant en permanence et pas seulement lorsqu’il a peur.

Enfin, intéressez-vous à votre enfant à tout moment et pas seulement lorsqu’il manifeste une angoisse. Sinon, il risque d’adopter un comportement où il sait que cela vous fera réagir et qu’il pourra avoir votre attention et un contact physique.

Et vous, qu’avez-vous mis en place pour aider votre ou vos enfant.s à traverser cette phase difficile pour lui/eux? L’angoisse de la séparation était-elle intense, combien de temps a-t-elle duré? Est-ce que vous avez trouvé cette période difficile? Partagez-le moi en commentaire, ça m’intéresse. Et pour continuer à me suivre, vous pouvez vous abonner à ma page Facebook!

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